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Intercomunalitats... ça barde !

samedi 19 avril 2014, par Tederic Merger

Ce nouvel échelon est de plus en plus important, à mesure qu’il prend des compétences aux communes.
Le fonctionnement des intercommunalités (quota de chaque commune dans l’assemblée intercommunale...) a été précisé par la loi, mais apparemment, c’est encore "le souk" et assez peu la démocratie :

  • les communes les plus petites sont sur-représentées ; quelle que soit leur population, elles ont droit à au moins un délégué communautaire, et même parfois (le cas d’Artigueloutan à Pau) on leur donne d’office une vice-présidence... de nos jours, ce n’est pas une prime à la ruralité, mais à la rurbanité, à l’étalement urbain ;
  • les communes qui apportent moins de ressources semblent parfois brimées (voir le cas d’Orthez), comme si une intercommunalité fonctionnait comme une société par actions...

Le découpage des intercommunalités est lui aussi loin d’être stabilisé : cela permet par exemple au nouveau maire d’Oloron, battu par surprise pour le siège de premier vice-président, de brandir la menace de fusionner avec la Communauté d’agglomération de Pau, qui aurait vocation à englober tout le Béarn...

[Tederic M.]


Voir en ligne : Intercommunalité : le bureau de Lacq-Orthez sans Orthéziens, et après ? [La République des Pyrénées]



Grans de sau

  • Kes pelejon de pla ! par exemple, c’est la première "traduction" qui me vient. Ou "kin kumbat !"

    Et oui, pas si simple l’intercommunalité. Il y a un parallèle avec l’Union Européenne : des entités habituées à penser et décider par elles-mêmes regroupées au sein d’un ensemble nouveau, souvent plus accepté que désiré. Les difficultés sont semblables :
    - notion de double ou triple légitimité (démographique, administrative, économique) poussant vers trois équilibres des forces rarement en harmonie.
    - partage des compétences, de la souveraineté... Chaque membre veut être en charge d’une compétence tout en gardant droit de regard sur toutes les compétences si ça touche son territoire, c’est super simple à gérer !
    - on pousse vers toujours plus de membre (les intercos à 60 communes et l’union à 30 Etats)... en éludant la question du bon compromis taille/solidité.

    En plus de ce côté "Europe" il y a le fossé "rural urbain" (ces mots sont sûrement à revoir) : tous deux ont beaucoup muté, mais sans converger dans leurs besoins et aspirations, au contraire peut-être, tout en s’entremêlant parfois dans certains territoires, sacrée mesclagne !

    A la liste des intercos connaissant une construction difficile, on peut ajouter la vallée d’Ossau. Instituée en 2009 (toute jeune) elle doit notamment gérer des réflexes divergents issus de :
    - 200 ans de partition cantonale (déjà la République rationnelle avec ses découpages hors-sol) entre haut- et bas-ossau,
    - la mutation socio-économique (Révolution industrielle, exode rural, société de loisirs) ayant suscité des vocations distinctes entre les communes.

    Parfois je rêve que les rois de France et d’Espagne n’ont jamais envahi ces terres, et que peut-être nous aurions eu une évolution originale, plus à notre image, moins cartésienne et plus terrienne, moins étatiste et plus souple. E püx kem desbelyi : la répartition est à nouveau en train de changer. Qu’allons-nous faire de cette opportunité ?




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