Notre région, c’est la Gascogne !


Bravo l’Alsace !

mercredi 7 décembre 2011, par Tederic Merger

Le Conseil régional et les deux conseils généraux d’Alsace ont voté le projet de leur fusion en assemblée unique : le futur Conseil d’Alsace.

Le texte de la résolution est un bel exemple d’affirmation régionale, qui peut nous faire rêver, ici en Gascogne.

Un référendum alsacien doit suivre, la procédure semble pouvoir aller à son terme, puisqu’elle s’inscrit dans la nouvelle loi des collectivités locales.


Voir en ligne : Résolution du Congrès d’Alsace



Grans de sau

  • Mais l’Alsace a la chance d’être un territoire "petit", cohérent identitairement (le pays welsche et Wissembourg sont des anecdotes, tout comme nos gavacheries) ... La même chose en Aquitaine ou Midi-Pyrénées entérinerait la division de la Gascogne et tout espoir de renaissance. Paradoxalement, le département, institution inutile, est chez nous ce qui permet encore le dialogue entre Pau et Tarbes, entre Agen et Auch.

    • Ce qui est possible en Alsace (faire une région fusionnant les départements qui la composent, et cela dans le cadre de la loi) ne l’est certes pas pour la Gascogne, écartelée entre deux régions.

      Le seul changement institutionnel concernant la Gascogne et possible théoriquement selon la loi actuelle serait l’unification des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, avec éventuellement fusion des départements dans ce nouvel ensemble d’ailleurs très grand, trop grand pour ne pas effrayer le centralisme parisien.
      J’y suis favorable, parce que la Gascogne y serait réunifiée, même sans y retrouver sa qualité de région administrative.
      Mais un tel changement est inimaginable pour l’instant, puisque quasiment personne n’y songe (nous n’avons pas le patriotisme que montrent les alsaciens dans cette affaire), alors qu’il faudrait un référendum qui tranche en ce sens dans la totalité des départements concernés, dont une majorité de départements non gascons !

      L’émergence d’un patriotisme guyennais parallèle au patriotisme gascon serait bienvenue !

      Les départements disparaissant seront de toute façon remplacés par une circonscription administrative plus petite, qui commence déjà à monter en puissance : la communauté d’agglomération
      , qui correspond à peu près à un "pays", même rural, la notion d’agglomération ayant disparu dans la pratique.

      Ces communautés d’agglo pourront mieux que les départements épouser les contours de la Gascogne et forger des solidarités entre elles, reconstituant spontanément un espace gascon, si les vents sont favorables.

      Donc, pour nous, le premier objectif réalisable est selon moi, la disparition des départements au profit des communautés d’agglo/pays ruraux.
      Ensuite il faudra que ces communautés-pays montent en puissance, s’autonomisent par rapport à leur métropole régionale, jusqu’à constituer un jour une nouvelle région Gascogne sur le domaine du triangle, probablement amputé des zones métropolitaines de Bordeaux, Toulouse et Bayonne.

      Voici la feuille de route que je propose. Mais rien ne se fera sans une force culturelle gasconne émanant de la société civile. Pour l’instant, celle-ci est chimérique. Tout est à faire ! Mais n’attendons pas que d’autres commencent !

    • L’amendement Le Fur qui vient d’être adopté par l’Assemblée nationale française, contre l’avis du rapporteur et du Gouvernement, fait qu’un département peut demander à changer de région administrative sans qu’on soumette cette décision au vote des autres départements de cette région. Seule sanction : un vote du département concerné et celui des départements de la région envisagée.
      L’amendement est passé à la surprise devant une assemblée clairsemée, dans une discussion dont ce n’était pas le sujet principal, grâce à l’union d’un groupe de députés bretons de toutes tendances qui ont bien entendu en tête le retour de la Loire-Atlantique dans une nouvelle région ’Bretagne’, grâce aussi au soutien des élus alsaciens présents. Cette "réunification" a peu de chance d’aboutir, il lui faudrait franchir trop d’obstacles, dont le Conseil Constitutionnel et la folie quantitative des maires de métropoles régionales (Nantes) qui rêvent d’être à la tête de mégapoles dans des régions démesurées.
      Sur l’Alsace er les enseignements qu’on peut en tirer, lire le tout récent livre de B. Wittmann paru chez Yoran Embanner, Fouesnant.




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