Notre région, c’est la Gascogne !


Sente Quiteire

Sa légende.

mardi 31 mai 2016, par Lapouble Martine

Martyre galicienne de l’église primitive, elle faisait partie de l’hagiographie arienne et wisigothe.

Les reliques de Sainte Quitterie reposent dans un sarcophage arlésien du Veme siècle dans la crypte de l’église Sainte Quittere de Aire sur Adour, vouée antérieurement à Saint Pierre dans l’ancienne capitale des Wisigoths.
Dans les trois pays, que ce soit l’Espagne, le Portugal où la France sa légende est similaire :
Enfant d’une fratrie de neuf filles, sauvée par sa servante chrétienne, issue d’une famille de notables romains du nord ouest de L’Espagne en Galice au début du deuxième siècle, elle aurait été décapitée dans sa fuite sur ordre de son père par un lieutenant de son prétendant pour refuser par conviction chrétienne et désir de rester vierge, le mariage imposé.
Les wisigoths tenaient sa dépouille dans le monastère San Pedro De Cordoue . À l’arrivée des arabes, sur ordre de l’évêque wisigoth, sa dépouille fut transportée selon le chemin de Sainte Quitterie des landes et du Bearn bordé de sources au pouvoir de guérison de la rage à Aire sur Adour leur capitale.
La Galice aurait été évangélisée par Saint Jacques qui de retour en Israël accompagné de deux convertis espagnols fut décapité. Ses compagnons auraient ramené sa dépouille dans un sarcophage en Galice, d’où la légende de la barque de pierre.
Jacques, Jean et Pierre enseignaient selon les principes de Jesus qui obéissaient à la loi mosaïque dont la chasteté et la circoncision. Principes dont Saint Paul s éloigna afin de pouvoir convertir les romains et les grecs. Ce qui différencia l’église catholique de l’église primitive d’où fut issu l’arianisme que pratiquaient les wisigoths avant de se convertir au catholicisme.



Grans de sau

  • Sente Quitèyre (Quitterie) –en tous cas son prénom - est encore assez bien présente dans la mémoire hagiographique gasconne et spécialement dans la région d’Aire,capitale des Wisigoths cis-pyrénéens ;elle est rappelée dans l’oeuvre théâtrale épuisée probablement,à ré-éditer peut-être ,d’Enric Salanoubat,écrivain gascon d’origine béarnaise qui vivait en Gironde dans la première moitié du siècle dernier .Et qui nous ramène au temps des Wisigoths d’Aquitaine aujourd’hui plongés dans une obscurité presque totale.Avec la tentation de compenser cette obscurité par une idéalisation peu conforme à ce qu’on sait de l’histoire.
    C’est qu’il est facile de se laisser emporter par un rêve,ici un beau rêve wisigoth et de court-circuiter une histoire certes difficile à reconstituer de façon irréfutable ;ce que fait notre informatrice quand elle cesse de raconter l’histoire /légende (allez savoir !) de Sente Quitèyre pour généraliser au sujet des Wisigoths e de l’arianisme .
    Il ne faudrait pas confondre à la base Jacques le Majeur,l’apôtre supposé de l’Espagne qu’on vénère à Santiago de Compostela avec Jacques le Mineur, « frère » de Jésus,évêque de jérusalem et tige d’une lignée de chefs de la communauté judéo-chrétienne,durement secouée lors de la prise de Jérusalem par Titus en 70 et sans doute disparue après la dernière guerre romaine en Palestine vers 170 .Jacques le Majeur n’avait probalement pas d’attache avec cette communauté qui perpétuait en effet les usages mosaiques comme Jésus lui-même ,juif pieux pendant toute sa vie terrestre,à n’en pas douter ,usages que Saint Paul amena l’Eglise à répudier pour « passer aux Gentils ».
    Par ailleurs ce n’est pas l’attachement à cette communauté ou aux usages mosaiques qui provoquèrent la naissance de l’arianisme mais plutôt des controverses sur la nature du Christ (divine ou/et humaine) dans le milieu héllénistique de l’Alexandrie d’Afrique au début du IV è sècle.un climat que connut ,à Alexandrie même,celui qui allait devenir à cette époque là l’évêque Wulfila, évangélisateur arien et éducateur culturel des Goths(dont les futurs Wisigoths).
    Les dernières lignes de notre informatrice sont donc historiquement erronées et me semblent esquisser un processus d’identification qui rappelle celui auquel se livrèrent les pères de l’idéologie occitaniste avec les Cathares dans les années 70 du siècle dernier ,les Wisigoths étant ainsi peut-être perçus comme les ancêtres des Gascons qu’ils ne sont pas (ce qui ne contredit pas leur influence culturelle encore à bien des égards mal déchiffrée).
    Ce qui nous amène quand même à nous interroger sur les possibles affinités d’un peuple donné avec tel ou tel message religieux qui le conduit par exemple à adopter une foi donnée (et à s’y tenir dans la durée ).Dans certains cas ces affinités semblent une évidence (cas des Russes et du christianisme orthodoxe par exemple) mais dans d’autres ,c’est plus difficile.Chez les Gascons par exemple.Leurs ancêtres Aquitains et Vascons ont certes adopté le christianisme sans montrer un grand attachement à leur paganisme antérieur ,christianisme qui a résisté au siècle et demi de table rase et de destruction normandes (comme ultérieurement aux plus brèves années de la Révolution française) mais d’une résistance plutôt passive sans épisode éclatant apparemment.Le calvinisme en séduisit beauucoup au XVIè siècle en Béarn comme dans la vallée de la Garonne mais il ne fut jamais un aliment de l’identité gasconne (ou occitane) :les pasteurs,souvent venus de Genève véhiculaient le français du roi dans nos campagnes et n’utilisaient le gascon que contraints et forcés quand ils ne pouvaient faire autrement(voir l’Avertissement de l’édition gasconne des Psaumes par Arnaud de Salette ,tout récemment mis en ligne par Jean Laffitte).Au XIXè siècle ,l’influence franc-maçonne dissémina dans la même vallée de la Garonne une sorte de contre-religion avec une certaine facilité semble-t-il (encore faudrait-il étudier cela de près et vérifier si les deux rives du fleuve furent identiquement touchées).Mais là encore les Lumières diffusées l’étaient en français.Et aujourd’hui la religiosité des Gascons dans leur majorité,n’est pas des plus marquées avec des nuances régionales à la clé,nuances que le brassage actuel des populations a tendance à affaiblir .Peut-être un mélange atavique de scepticisme et de pessimisme à la Montaigne colore-t-il nos psychés,je ne sais trop.
    Avec tout de même ,comme de belles iles ou des phares allumés, de saint personnages à la Vincent de Paul et le rayonnement de Lourdes où ,comme je l’avais écrit naguère,le message de l’au-delà était porté en langue gasconne ,bien que cet aspect n’ait jamais été valorisé ni par l’Eglise ni,on s’en doute bien,par les autorités du Second Empire et de la IIIè République .

  • Mon dernier paragraphe me fait penser à un article de Bernard Manciet sur les Gascons(écrivait-il "le peuple gascon " ?)dans la "Revue de psychologie des peuples" quelque part dans les années 1970,texte qui doit être enfoui dans une de mes malles à classer aujourd’hui...J’en suggère la lecture à tous ceux qui ne le connaitraient pas et pourraient exhumer cette revue confidentielle. Cela éclairerait bien nos débats actuels.

  • Ce que vous dites est exact
    Ma conclusion sur les Wisigoths et l’arianisme est effectivement un ressenti. La querelle entre Alexandre et Arianus portait sur la divinité du Christ, consubstantialité ou non consubstantialité du Christ
    Wikipedia nous dit dans" De l’arianisme" :
    "Comme le raconte l’historien Socrate, ni Arius ni Alexandre ne se laissèrent persuader par la lettre de l’empereur Constantin I. D’ailleurs, cette question que Constantin réputait futile n’était pas autre chose que le fondement même de la foi chrétienne. Il s’agissait de savoir, comme le dit un historien moderne de l’église, si Jésus-Christ était dieu ou créature, et si tant de martyrs avaient été idolâtres en adorant une créature, ou s’ils avaient adoré deux dieux, supposé que Jésus étant dieu, ne fût pas le même dieu que le père. Nous ajouterons, pour poser la question en d’autres termes et sous un autre aspect, qu’il s’agissait de savoir si la philosophie reprendrait par une voie détournée tout le terrain qu’elle avait perdu, et si l’Évangile se trouverait n’être plus qu’une traduction populaire de l’idéalisme platonicien.
    Donc ici on voit bien que nous sommes sous influence gréco égyptienne et donc sous celles des écoles à mystère.
    En dépit des conclusions des conciles (Nicée et Constantinople), le christianisme vivra tout au long des IVe et Ve siècles sous les deux versions, orthodoxe et arienne. L’arianisme est bien implanté dans la maison impériale : l’empereur Constance II, fils de Constantin lui est favorable. Au Ve siècle, l’arianisme décline dans l’Empire mais devient une caractéristique des Goths qui l’envahissent et dont les souverains ont été convertis à la variante arienne du christianisme par Wulfila"

    L’église de saint Paul, la catholique a gagné

    On comprend meiux alors, comme vous le soulignez, que les wisigoths soient ainsi effacés de la carte.
    L’église catholique a tout fait pour effacer les traces de l’église primitive à influence platonicienne..
    l’évangile fut remaniée au IVème siècle. Tout ce qui avait trait à l’astrologie, les cycles et la métaphysique fut effacé.
    Il est tout de même étrange que de cette Galice soit aussi issus à la fois , sainte Quitterie et l’évêque d’Avila, Préscilianus qui aurait été initié par Marcos d’Alexandrie. gnotique.
    Il fut une première victime de l’église catholique d’Occident
    Les chemins de Compostelle auraient été tracés par Prescilianus...
    L’église pour s’imposer se positionna toujours sur les traces ou sur d’ anciens temples des religions conquises.
    Mais il y a aussi la question des cagots et la façon dont ils étaient répartis par rapport aux chemins d’évangélisation de Precilianus.
    Ces crestias, chrétiens, que l’on admettait dans l’église que par la petite porte.
    C’étaient des charpentiers de talents. D’où tenaient ils ce savoir ?
    C’est tout de même étrange qu’à côté d’Avila nous ayons un lieu, celui d’un peuple appelé CAGOTOS.

    La Galice est justement cette région où se réfugièrent les wisigoths à l’arrivée des arabes et qui très tôt fut occupée par les Barbares, les vandales en premier, puis les suèves puis les wisigoths, avec comme capitale, Braga dont serait native sainte Quitterie

    Le catharisme suivait les écritures selon St Jean. Il se rangeait du côté de l’église primitive. Cela lui a été aussi fatal.

    Tout ramène à cette région d’Afrique , celle de la Pictis Sophia, celle des coptes
    Le christ voulait faire de nous tous des initiés
    Le christ est de l’époque où les romains mirent la main sur l’Égypte
    Cette Égypte qui possédait ses écoles de mystères

    Dans "Histoire de l’église", Wikiédia nous dit :
    "Il n’existe pas de date précise où le christianisme se serait séparé du judaïsme. Cependant la fin du premier siècle, après la destruction du Temple de Jérusalem, en 70, a été une période où le christianisme s’est éloigné du judaïsme. La disparition de la charge de grand-prêtre et du sanhédrin laisse la place à une école de scribes et un tribunal situés à Jabné. Ces institutions, dominées par les pharisiens, joueront un rôle important dans la représentation des juifs dans l’Empire romain. Le collège des pharisiens de Jabné entreprend de restructurer le judaïsme comme communauté et comme religion. Des mesures assez drastiques sont prises contre les dissidents, les sectaires et les chrétiens. En retour, les différents courants au sein du christianisme connaissent une évolution qui tend vers l’unification, d’abord doctrinale, ensuite culturelle et institutionnelle14.
    La notion de catholicité apparaît. Il semble que la première utilisation du terme dans le christianisme remonte à Ignace d’Antioche"

    Jacques le Majeur qui le premier aurait évangélisé l’Espagne était antérieur(voir les premiers temps de l’église primitive de Jean Daniélou)
    Il obéissait aux ordres de Jésus d’évangéliser le monde.

    Voilà où je voulais en venir. Je vous remercie d’avoir relevé. Je cherche. Pourquoi ? pour comprendre de quoi mon berceau est fait afin de l’amener au bon endroit.

    Martine
    association-laconvivencia.com

  • Sous les doctrines et les dogmes adoptés officiellement par les chefs politiques, il y a la croyance du peuple, le bagage des traditions cumulées et pas toujours épurées par les normalisateurs (du moins pas avant la Contre-réforme). Baptisés, les Gascons n’ont pas dû se comporter différemment des autres Européens, entre leurs coutumes tolérées ou dévalorisées, leur attachement à la paix romaine, voire au modèle politique wisigothique, mais aussi pris dans une fatalité non négligeable : le changement de langue de l’aquitanien au latin tardif. Difficile pour eux de se trouver une voie parmi les Eglises possibles.

    Le parallèle entre Aquitaine et Hispanie, terre d’hérésies et de conciles, est frappant : rythme commun.

    Il faudrait étudier de plus près ce motif de la gémellité (intensive) qui a ses lieux de prédilection dans l’hagiographie (notamment la façade atlantique).
    Relation entre les cagots ou Crestiaas et d’ex-gnostiques ?

    En tout cas, les "Cathares" étaient en pays gascons connus comme Bonshommes et Bonnefemmes (NF noble Bonnefemme, Méracq).

    Le tournant décisif dans l’imaginaire européen fut sans doute le passage à la rationalité. Au XVIe siècle, une culture urbaine, écrite, remplace l’oralité médiévale. C’est à cette époque que furent ruinés les reliquats de croyances antérieures, christiques ou non, jusqu’à leur réduction en folk-lore.

    Entendu la forme orale /’sènto ki’tero/ avec un è très long.

  • A Martine Lapouble :
    Le seul point où je vous rejoins est l’importance de la Galice(et du léon dont elle ne se sépara qu’au début du Moyen Age) ainsi que des Asturies comme réceptacle des traditions de l’Espagne chrétienne , ibéro-romaine et wisigothique quand l’invasion arabe de 711 conduisit les élites,clergé compris (qui apportait parfois des écrits anciens et de célèbres reliques avec lui) dans les territoires tenus à l’abri de l’invasion ou très rapidement reconquis.Ces territoires nous concernent indirectement puisqu’ils étaient une zone de contact avec les régions vasco-cantabriques qui,elles nous concernent au premier chef ;ils pourraient bien un jour permettre des découvertes suppléant au silence assourdissant des écrits concernant cette genèse du peuple gascon entre les IV è et IXè siècles (silence largement dû aux longues et dures invasions normandes au paganisme agressif et destructeur avant la tardive conversion de leurs auteurs .
    Par contre,je crains que vous acceptiez trop facilement les recoupements,juxtapositions hasardeuses et affirmations péremptoires "New Age" qui,depuis une quarantaine d’années essaient de recycler les idées gnostiques des premiers siècles de l’Eglise ( en les accompagnant d’un fatras pseudo-scientifique récent) à l’intention de nos sociétés occidentales post-modernes .Toutes me paraissent avoir un défaut commun de mise à plat historique(le gnosticisme étant d’ailleurs par nature an-historique) .Un petit exemple concret :attribuer les chemins de Saint Jacques à Priscillien (mort en 385) alors que le supposé corps de Saint-jacques a été retrouvé au VIIIè siècle ...
    Mais reprendre vos différents points nous entrainerait trop loin dans la réflexion historique et théologique, bien au delà du propos fondamental de ce site.Je peux ultérieurement y revenir si j’en trouve le temps et si vous m’autorisez à vous répondre par courrièl.
    A PJM :
    Je ne crois pas que le XVIè siècle et la propagation de l’imprimé aient été fatals aux croyances pré-chrétiennes ou chrétiennes qu’il ont au contraire contribué à diffuser(écrits réformateurs puis contre-réformateurs, almanachs,etc....) .Mais ils ont sans doute contribué, c’est vrai, à changer l’imaginaire,ce qui est autre chose.
    Quant aux "bonshommes",la dénomination n’était pas limitée à la Gascogne (où les parfaits furent sans doute assez rares sauf dans les terres contigues au Comté de Foix)mais sans doute connue dans tout le domaine d’oc au moins.Quant aux cagots,il ne me semble pas que l’hypothèse de groupes gnstiques ait jamais été sérieusement envisagée à leur sujet(des lépreux -surtout-,des "goths", des arabo-bèrbères restés sur place après le reflux,oui).

  • A Gérard S-G :
    Oui La Galice est un berceau de ce point de vue là ; sûrement de par ses ports. Les romains ramenaient le blé d’Egypte et faisaient escale en Galice pour de l’eau et de la nourriture fraiche. Ils ne devaient du reste pas transporter que de blé mais aussi des passagers. Ce qui faisait circuler les courants de pensées.
    Après la deuxième chute du temple de Jérusalem, nombre de juifs se sont réfugiés en Espagne. Au Haut Moyen âge, l’Espagne détenait 90% de la diaspora juive. Je suis inscrite au e-teacher groupe de Jérusalem sur les origines juives de la bible.
    Pour ce qui est de la dépouille supposée être le corps de saint Jacques, il apparaîtrait que le corps n’aurait plus de tête alors que la dépouille de saint Jacques tué d’un coup d’épée en Judée après un prêche sur Ordre d’Hérode Agrippa I aurait la sienne ...Or justement Prescillianus a été décapité. Toute une polémique....
    Quand au gnosticisme anhistorique et new âge, je crois que nous ne parlons pas de la même chose. Il faut lire Daniélou sur le sujet....
    C’est tout un courant de pensée antique. Il est vrai que ce terme a été repris et galvaudé.
    Au IVème siècle, la bible a été revue. L’église a effacé ce qui la gênait. Tout ce qui touche aux rythmes.
    Il serait intéressant justement de se pencher sur ce qui la gênait et pourquoi.
    Quant aux ombres sur les cagots, la naissance du peuple gascon qui semble être la partie wascone romanisée, nous ne pouvons encore qu’émettre des hypothèses.
    l’hypothèse que j’émets sur les cagots me vient de toutes ces coïncidences bizarres entre ce peuple du même consonance, proche d’Avila, ville de Priscilianus , leur positionnement par rapport aux chemins. leur aptitudes. je me suis permise de la partager avec vous autres...Lors d’un Salies à peindre, j’en discutais avec René Descazeaux qui dans son ouvrage sur les cagots relève leur distribution.
    J’ai eu dernièrement un appel de l’association covoiture-art, émis par une étudiante de la Sorbonne sur l’hagiographie chrétienne. Nous devons échanger....
    Quand à me répondre par mail, je n’y vois aucun inconvénient. L’avez vous ?




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