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Navèth nom !

 

Petit atlas linguistique de la Grande Lande

(1992)

lundi 4 avril 2016, par Halip Lartiga

PDF - 6.4 Mo
Petit atlas linguistique de la Grande Lande - Partie 1
Halip Lartiga
PDF - 6.3 Mo
Petit atlas linguistique de la Grande Lande - Partie 2
Halip Lartiga
PDF - 725.9 ko
Petit atlas linguistique de la Grande Lande - Conclusions
Halip Lartiga


Grans de sau

  • Bonsoir à tous,

    Un petit tour sur le site et je vois que Tederic a réussi à mettre en ligne ce que je lui ai envoyé il y a une dizaine de jours. Je vois aussi qu’il n’a pas réussi à y mettre le cahier de toutes les entrevues, ou alors il n’a pas reçu. Je peux le renvoyer, c’est un gros document manuscrit, qui présente le détail du questionnaire commune par commune. J’espère que tout ça intéressera certains, ça dormait depuis 25 ans dans ma bibliothèque.
    A l’époque où j’ai fait ça, je n’avais pas beaucoup de connaissances en linguistique, c’est donc un travail de jeune amateur passionné (j’avais 24 ans quand j’ai commencé l’enquête). Il est certain qu’aujourd’hui ce serait beaucoup plus scientifique et chiadé mais bon...
    En tout cas, quasiment tous ceux que j’interrogeai à l’époque sont morts aujourd’hui. Le plus âgé, Pierre Méaule d’Escource, avait presque cent ans alors ! Bref, il y avait encore à l’époque des locuteurs très compétents, ceux nés avant la Première Guerre mondiale. Je me souviens que certains possédaient un gascon d’une pureté et d’une qualité que je n’ai plus jamais retrouvées, j’ai beaucoup appris à leur contact. Ce n’est bien entendu plus le cas aujourd’hui. J’aurais dû concevoir et administrer un questionnaire beaucoup plus fouillé et même enregistrer tout ça, je le regrette bien aujourd’hui où ça n’est plus possible.

  • Un crane trabalh que lugissi demb plaser. Mercí fòrt !!

  • Ò, un gran tribalh dont m’a servit hòrt pendènt aquiras darrèiras anadas. Qu’at èi tostèm suu mon ordinator !

    Lo caièr que seré ua bona causa, me n’avè sabut mau après d’aver avut le lashèira de l’escanerizar tabé.

  • Bonsoir,

    Je viens d’envoyer le cahier à Tederic. J’espère qu’il pourra le mettre en ligne et vous le consulter sans problèmes. C’est un gros document de 257 pages.

    Bona neit/Boune noeyt.

    P. Lartigue

  • Bonjour Philippe,

    La dernière phrase de ton message est teintée de regrets, mais tu n’as pas à t’en vouloir. C’est déjà énorme ce que tu as fait à l’époque ! Moi aussi, bien qu’à un bien plus modeste niveau, je regrette de ne pas avoir noté scrupuleusement tout ce que ma grand-mère maternelle, qui aurait dans les 120 ans, savait de son gascon nord-garonnais, ni de l’avoir enregistrée. Nous en sommes tous là. C’est effarant de constater la vitesse à laquelle nous avons changé de monde en l’espace de quelques décennies. Le "patois" qui fleurissait naguère sur nos marchés du samedi a disparu au profit d’idiomes, exotiques à l’origine, mais qui font désormais partie du paysage linguistique. Le tout accompagné d’un changement de population en cours que seuls des aveugles volontaires ne "voient" pas. Tout ça est effarant et consternant mais c’est la réalité avec laquelle il faut faire, je n’irai pas jusqu’à dire pour le pire, mais en tout cas, pas pour le meilleur.

    Respect et amitiés.
    daniel

  • Il y a de la tristesse, un peu oui. Il y a de la résignation surtout et un constat. Je m’intéresse vraiment au gascon depuis l’âge de 13 ou 14 ans, c’est à dire depuis 1978 environ. J’étais dans la mouvance occitaniste jusqu’à l’âge de 22 ou 23 ans, donc jusqu’en 1988. J’ai vraiment longtemps cru que rien n’était perdu et qu’il y aurait un sursaut miraculeux. Mais rien n’est venu et rien ne vient, j’ai donc abandonné tout espoir pour le temps présent depuis une dizaine d’années, avec la maturité. Je pourrais m’enfermer dans un monde fantasmagorique du type occitaniste ou béarniste ou je ne sais quoi mais je n’arrive plus à me mentir. Donc, je me contente de mes petits travaux en espérant qu’ils seront utiles un jour. Mais peut-être suis-je encore trop présomptueux et que cette Renaissance ne viendra jamais. Je la souhaite mais je ne sais vraiment pas si elle aura lieu. Peut-être après la disparition des dernières traces du monde gascon, ce qui devrait arriver d’ici une vingtaine d’années, peut-être même avant. Pour qu’il y ait une Renaissance, il faut d’abord qu’il y ait une mort. Elle arrive. Je pense même qu’est elle préférable à cette interminable et indigne agonie. Que faisons-nous ici, si ce n’est de l’acharnement thérapeutique ?

  • Las renaishenças n’arriban pas soletas, jamei, se ne son pas portadas per ua volontat politica o populara o las duas. E nada volontat d’aqueras n’ei vededera en país nostes, enter indiferéncia e ignorància populara, e ostilitat politica. Que sufeish de’s passejar per carrèras a Dacs entà véder que la màger part deus toristas e ua quite part deus poblants se creden en Bascoat ! En libreria que trobaratz mantrun metòde entà apréner lo basco e pas nat entau gascon. N’i estossi lo Cafè Gascon, nat ne saberén qu’èm en Gasconha…
    (Ne parli pas aquí deus paucs endrets, estanguets, etc. on los trucataulèrs e parlan "patuès" de hiu, shens esprit militant, sonque pr’amor qu’ei la lor lenga mairau. Mes que son a s’esvanir.)
    Tot çò qui pòdem har qu’ei contunhar de parlar, e d’escríver, e de trabalhar a prodúser contienuts e har vivotejar la lenga s’am quauque càpia entad aquò har.
    E donc lo bròi trabalh de monde com En Lartiga (e Tederic !) be l’am besonh e b’ei utile.
    Mercés hòrt per aquera publicacion.




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