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Proposition de panneau Eaux-Bonnes sur le modèle Lengon/Lengoun

Tederic M.

mardi 18 octobre 2011

Proposition de panneau Eaux-Bonnes sur le modèle Lengon/Lengoun
"On trouve la forme Aigabonne en 1764 dans les comptes de Laruns" [Wikipedia].
Faudrait-il donc rétablir le singulier ?
Et proposer "Aigabonne" ou "Aiguebonne" comme forme officielle française ?
Et aussi rétablir l’article : "Las Aigas bonas" ?
Et puis aussi changer le blason ?-)



Grans de sau

  • C’est le calque du basque qui appelle les eaux thermales UR ONAK.

  • Ce qui ne va pas dans le blason d’Eaux-Bonnes / des Eaux-Bonnes, ce sont les émaux, dont la juxtaposition n’est pas recevable, sauf cas exceptionnels.
    Sinon, ce panneau confirme la pleine validité de la solution proposée.

  • Euh... les "émaux"... plait-il à PJM d’expliquer ?
    Je parlais de changer le blason pour une raison moins "puriste", simplement parce qu’il ne m’évoque pas ce bourg thermal pyrénéen.
    Je ne vois pas non plus ce que viennent faire des fleurs de lys.

  • À propos du code des couleurs :

    À l’origine l’héraldique était un code simple qui devait être lisible par tout un chacun.
    La juxtaposition abusive des couleurs, du moins pour les principales partitions et les figures ou "meubles", était donc proscrite : un lion rouge sur fond bleu apparaît comme une tache violette ; de même un ours noir sur du bleu est peu lisible de loin, comme un arbre vert sur du noir.
    Heureusement il y a les métaux or et argent. Généralement on utilise les couleurs et les métaux en contraste : un lion d’or sur champ rouge, une clarine d’argent sur fond d’azur, des vaches rouges sur champ d’or.
    Cette règle ne s’applique pas aux petits détails (griffes du lion, collier de la vache, etc.). Bien sûr il y a des exceptions, notamment quand l’écu porte un "chef" particulier (par exemple un chef d’azur fleurdelysé sur un écu rouge).
    De même pour les métaux : or et argent risquent de se confondre (exception : les armes du Vatican). Mais globalement le principe de lisibilité fournit la règle de fond.
    Evidemment, quand certains blasons juxtaposent plusieurs armoiries, on aboutit à des "quartiers" compliqués, qui doivent se "lire" parce qu’ils fournissent beaucoup d’informations.
    Mais cela ne concerne pas l’héraldique municipale et des "pays", celle qui nous intéresse parce qu’elle touche tout le monde.
    Même principe pour les drapeaux : une croix noire bordée de rouge sur fond vert est contraire à la lisibilité (le drapeau de la Carélie de 1920 est une aberration, mais entérinée par l’histoire...) ; le drapeau noir-rouge-or de la République allemande contrevient aussi un peu (noir et rouge juxtaposés), mais s’explique par les couleurs du blason : aigle noire, bec rouge, fond d’or), etc.
    Il y a aussi des fréquences de couleurs par régions : de l’Hispanie à la Provence et à une partie de l’Italie on est plutôt ’rouge et or’, la France est bleue et or, etc.
    Les études de M. Pastoureau font bien apparaître les spécificités de nos pays.
    Finalement le principe qui s’impose pour les armoiries, drapeaux, et autres emblèmes n’est pas différent de ceux qui guident (ou devraient guider) les graphistes : lisibilité, simplicité.

    Cela dit, les armoiries d’Eaux-Bonnes sont très équilibrées, mais trop peu distinctes du seul point de vue des couleurs. Il est toutefois difficile de faire autrement : un arbre vert, un ciel bleu et un ours noir se conçoivent aisément.
    Un peu partout en Europe il y a des ours d’or, voire d’azur ; les comtés d’Islande les font d’argent comme l’ours blanc.

    À propos, quelle langue parle l’ours des Eaux-Bonnes, gascon ou slovaque ? Peut-il s’entretenir avec les vaches du Béarn ? Qui guette-t-il derrière son arbre ?




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