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Verdelais au XIXe siècle

mercredi 3 février 2016, par Gaby

Voici une carte que j’ai réalisé il y a 1-2 mois à partir du cadastre napoléonien de 1847.On peut voir à la fois la toponymie et l’occupation ancienne des sols. Notez la quantité de cultures (aujourd’hui leur surface se remet à augmenter, mais c’est du maïs et du tournesol) et de vignes en joualle (disparues aujourd’hui) ; les prairies sont localisées dans les vallées ; quant aux bois, ils étaient nettement moins nombreux qu’aujourd’hui (en effet, à cette époque on parle de ’’minimum forestier’’). La déprise agricole a atteint les vignes et surtout les prairies de fond de vallée.

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PS : fadré belèu hèser una rubrica ’’geografia’’ ...



Grans de sau

  • "Géographie" figure dans le slogan du site (en bas de page) : "Histoire, géographie, langue, chant, architecture... "
    D’ailleurs, l’histoire de la Gascogne peut être vue comme une géographie humaine à travers le temps.
    Et aussi, l’évanescence de la Gascogne comme réalité régionale politique devrait conduire ses amateurs à mettre l’accent sur son socle naturel, son terroir, son climat, qui demeurent, eux.
    Quant à créer une rubrique géographie... il faudrait voir quel contenu cibler, et si elle serait suffisamment alimentée, si elle aurait sa propre dynamique.
    Pour l’instant, je constate que les rubriques existantes n’ont pas de dynamique propre, et j’hésiterais donc à en créer une nouvelle.
    Les contenus du site peuvent aussi être étiquetés par des mots clés.

  • Ce commentaire sur la toponymie de Verdelais (sur l’évolution géographique, je n’ai rien de précis à apporter) :
    Je relève sur la carte élaborée par Gaby ces quelques noms :
    - Baoure : il me semble avoir vu "Baoures" sur une des cartes ; je penserais à Baurech ; il y a ici une discussion sur un terme "baure" qui serait relatif à la boue. D’ailleurs, cette explication est aussi proposée pour "Baurech".
    - Roudey : facile, suivez le lien !
    - Charraou : un peu mystérieux ; est-ce un de ces noms en "ch" apportés par des gabachs limousins ? il y a un Charrau à Hautesvignes sur les hauts du Tonneinquais dans une zone où il y a des noms limousins ou auvergnats, mais aussi un Sarrau mystérieux pour moi, à Varès.
    Maison à colombage à Sarrau

    Je pense toujours au ch qui est un s mouillé...
    - Mouliatte : très gascon par la disparition du n entre voyelles.
    - Cabredon : ça doit être Cap redon (tête ronde).
    - La Rame : sabi pas...
    - Bachon : j’y vois "bache" (bas-fond) avec suffixe -on.baish
    - La Noze : souvent écrit "La Nauze" et assez répandu en Gascogne du nord pour nommer une zone humide ; Gaby avait déjà donné le lòc.
    La Nauze

    Donc, dans l’ensemble des noms très terre-à-terre...

  • Baoure, j’ai longtemps cru à une histoire de boue, mais en consultant les registres paroissiaux, j’avais vu que le lieu s’appelait avant Baurès, or il existait une famille Baurès dans le coin au XVIIe siècle (cela dit, c’est bien un patronyme gascon, pyrénéen même si je ne m’abuse).
    Charraou : à mon avis, nom gavache Charrau ; rien de spécialement limousin (cf Charron, Chartier...).
    Cabredon/Capredon : à mon avis, c’est aussi un patronyme ; difficile de trancher.
    La Rame : lieu boisé (vieux gascon rama ’’branche’’).
    Bachon est un patronyme (gavache je crois). Un maire de Verdelais au XIXe siècle s’appelait d’ailleurs Jacques Bachon, si je me souviens bien. D’ailleurs, je ne connais pas le mot baishon (par contre, baishada oui)

    Attention, beaucoup de toponymes viennent de patronymes, surtout en l’absence d’un article.
    A Verdelais, j’avais compté que la moitié viennent de patronymes. Viennent de patronymes : Pomirol, Rousseau, Lacroix, Puet, Sauton, Quinsac, Pouchane, Charrau, Baure, Bachon, Lescure, Mouchac, les Guyonnets, les Camards, les Proues, le Barieu, le Bois de l’Encre, Vertheuil, Joffre, Cussol, Bourrillon, Meyroux, les Anduries, Gorret, et probablement Villars, le Roy, Capredon, Moustarde, Pujos, sans compter les vieux lieux-dits oubliés (la Limante...)

  • J’avais déjà rentré Baishon dans la base, avec une hypothèse gasconne ("Bache" ou "Bachot" existent en toponymie gasconne).

    Baishon
    Prononcer entre "Bachou" et "Bachoung". Pourrait être un dérivé de "baisha" (...)

    Je vois aussi Bachoun à Caumont sur Garonne (IGN).
    Geopatronyme donne le nom Bachon surtout en Gironde, notamment à Béguey ; l’hypothèse gabache n’est cependant pas à exclure, puisqu’il y avait aussi quelques Bachon dans le département de la Vienne.
    On ne ne peut pas non plus exclure tout-à-fait qu’un Bachon gabach ait été tellement gasconnisé en prononciation qu’il donne un lieu écrit "Bachoun", mais enfin...
    Même question pour Charrau : si c’est poitevin ou d’oïl en général, est-il possible qu’il ait été prononcé "Charraou" en Gascogne ? Peut-être... Il y a bien des Chatéou qui semblent venir de "Château"...

    Vu la liste imposante que tu donnes, Gaby, venant de patronymes, je me dis que j’aimerais avoir une liste des noms de lieu qui ne viennent pas de patronymes !-)

  • Bachoun, Charraou : la gasconnisation de patronymes gavaches est connue (de mémoire : Bouyréou, les Andraoudes, Rouchaléou, Mouréou (encore que...), ...)

    Bon, vòs una lista, hahà vas l’auger ! Alors : la Nauze, la Garonnelle, Graoux, le Padouin, la Nourrice, les Grandes Terres, Terre Noir, Terres Fortes, le Roudey, le Galouchey, Sarre la Coux (chafre), la Gravette, le Luc, la Rame, le Liron (chafre ??), le Grand Bois, la Cougniasse (signification à chercher, on trouve ce nom ailleurs), le Lion d’Or (jeu de mots), Liloy (origine), le Pin, peut-être la Bouchère (mais il n’y a pas de buis ici) et Pantoc...

    Viennent de prénoms : Grand Jean, Bernille, Bertric.

    Ah, dans la 1re liste j’ai oublié Ripots.

    Que veux-tu, même si ce n’est pas séduisant, bien des toponymes viennent de patronymes. Ca n’a rien d’étonnant, le paysage n’est pas suffisamment varié au point de créer des dizaines de toponymes issus de ses caractéristiques !

  • Osca Gaby. Quau bèth tribalh !
    A se demandar coum hèys entà har tan de causas, que’t pagas un "negre" ou qué ?! Ou qu’as un miejoûn ?!

  • Mercí Renaud !
    Explicacion : coma sui encara estudiant e que vivi solet (çò qu’a, donc, sos avantatges), èi prampó leser d’hèser de causas lo desser e lo week-end. Amèi de ’quò, fau pas créser que vèni tot escàs de pónder aquesta carta : m’a falut 2 a 3 setmanas e decembre/janvèir (avèvi justament de vacanças) per la hèser.
    Idem per la carta de calor deus cluchèirs-murs : un pauc cada desser pendent quauquas setmanas !
    Quant a mos trabalhs sus l’enquèsta Bourciez (carta deus dialèctes, parabòlas retranscrivudas), son issuts de relevats qu’hasuri a pics e a pelats entre 2013 (belèu mème 2012) e 2014, quòra avèvi l’aucasion de passar a les Arshivas departamentalas de la Gironda. Mème principe per mos ’’estudis" sus la toponimia de Verdelais.

  • Bèth-lai Gaby !

    Sabossi jo har cartas de les bròjas com ne hèis tu, que serí hòrt contènt !

    E’m poderés ajudar a har un de’quò atau per Biscarròce ?

    Bon dimenge a tots.

  • Demb plaser ! Coma hèser ?

    Au fèit, as russit a telecargar QGIS, entre-temps ?

  • Tè, hier j’ai vu des joualles pour la première fois ! Comme quoi, il en reste. A Ruch, il y a des pièces de vigne avec des fèves cultivées dans les règes.




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