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Navèth nom !

 

Les Gascons et leurs voisins

Vincent P.

jeudi 6 août 2015, par Vincent P.

Le fait gascon a été trop peu étudié, d’un point de vue socio-linguistique, et le XXème siècle nous a légué une population trop acculturée pour des témoignages vraiment précis sur la perception par les populations gasconophones de leur propre différence et sur la perception réciproque qu’en avaient les voisins immédiats.

Je suis donc à la recherche de tous les témoignages historiques, ethno-linguistiques, de tous les indices, références qui permettent, d’un bout à l’autre du domaine gascon, de caractériser le fait gascon (ou pas), autrement que par le miroir évanescent du domaine linguistique.

Tous les témoignages sont bienvenus. J’accorde néanmoins une moindre importance aux reconstructions littéraires. Le sentiment de la Guyenne de François Mauriac ne m’intéresse pas, par exemple, pas plus que le Béarn du néo-romantisme palois d’aujourd’hui. Ce sont des visions estimables, mais pas très scientifiques ou historiques.

Voici les différents fronts sur lesquels j’espère un retour. Je possède moi-même des écrits, extraits de mes lectures, que je proposerai ici même, en réponse au fil de discussion.

1. Gironde : La Grande Gavacherie

De quelle façon les "Gabays" de la Grande Gavacherie percevaient-ils leurs voisins d’oc immédiatement au Sud (Médoc, Bourgeais, Cubzadais, Fronsadais, Libournais) ? Comment les nommaient-ils ?

L’opposition des deux langues est telle que les témoignages doivent abonder. Il semble parallèlement qu’aux yeux des vrais Saintongeais, les "Gabays" étaient perçus comme différents : tout témoignage est là encore bienvenu.

2. Gironde : Périgord

C’est probablement là que les témoignages sont les plus difficiles à obtenir : a-t-il jamais existé un sentiment profond de différenciation entre les populations autochtones du Bordelais et du Périgord immédiatement voisin ?

Les témoignages, s’ils existent, concernent la frontière vers Lonchat et Vélines. La figure du migrant périgourdin est ancienne en Libournais et en Entre-Deux-Mers : qu’en est-il ?

3. Gironde / Lot-et-Garonne : La Petite Gavacherie

Je m’étonne de trouver aussi peu de récits ou d’écrits sur cette enclave et les relations qu’entretenaient les Gavaches avec leurs voisins d’oc.

On sait que le parler gavache, dit marotin, était par ailleurs fortement teinté de gascon. On sait aussi que la ville de Monségur était resté gasconophone alors que les villages aux alentours étaient gavaches : que se passait-il sur les marchés ? Comment se nommaient ces populations ?

4. Gironde / Lot-et-Garonne / Tarn-et-Garonne : Agenais

Nous savons que l’Agenais est bicéphale et que le domaine gascon est net.

Nous savons aussi, à tout le moins dans le Marmandais, que s’opposaient nettement les populations qui parlaient le "planiu" (le parler de la vallée de la Garonne, gascon) et le "perigòrd". Jusqu’où les gens en Agenais non-gascon disent-ils parler le "perigòrd" ?

Ce "perigòrd" correspond-il au seul domaine d’influence limousine de l’Agenais guyennais ? Ou est-il aussi la dénomination de la langue autochtone dans la vallée du Lot ? Comment se nommaient les diverses populations ?

Les terres gasconophones confrontent à l’Agenais, qui est une sorte de jumeau de la Gascogne centrale, tout le long de la Garonne, mais à un Agenais qui au fur et à mesure que vers l’amont l’on se rapproche d’Agen perd ses influences septentrionales pour devenir un languedocien net à Agen ou Valence.

De quelle manière les populations du Bruilhois ou de Lomagne percevaient-elles les Agenais du Pays de Serres ou de la région d’Agen ? Étaient-ils vus différemment des Carcinols ?

Toutes ces grosses villes de la Moyenne Garonne, entre Agenais et Quercy, ont été probablement des lieux de rencontre entre les populations locales : qu’en était-il à Agen, Valence, Moissac, voire Montauban ?

5. Tarn-et-Garonne / Haute-Garonne : Toulousain

Le Toulousain succède à l’Agenais et au tout petit bout de Quercy sur la Garonne (à savoir Moissac).

Les questionnements sont les mêmes, de Castelsarrasin à Auterive, sans oublier évidemment Toulouse, où les témoignages devraient abonder.

6. Ariège : Pays de Foix

Le Couserans fait face au Pays de Foix : la Gascogne pyrénéenne face à l’Ibéro-Languedoc. Quid des relations ? Des appellations ?

Un cas particulier doit être réservé à une zone interférentielle connue : le Séronais.

7. Chaîne pyrénéenne : Catalogne et Aragon

Pas besoin de plus de précisions : quelle était la figure du Gascon chez nos voisins ibériques immédiats ? Et à rebours, la vision du Catalan ou de l’Aragonais dans nos vallées.

8. Pyrénées-Atlantiques : Pays Basque

La confrontation la plus nette, et pourtant une sur laquelle l’on a peu écrit : quid des relations des Gascons avec leurs voisins basques ? Quid des relations de voisinage entre Bayonne et sa périphérie bascophone ? Quid de la vie à Labastide-Clairence, quasi-enclave en Basse-Navarre ? Quid du Pays Charnégou ? Des Souletins de la vallée du Saison avec les Béarnais de cette même vallée ? Des Basques d’Esquiule à Oloron ?

***

Voilà ce qu’il en est, de l’estuaire de la Gironde à la pointe des Trois Comtes. A vous lire ! N’hésitez pas à répondre, même le plus anodin des témoignages, la plus banale anecdote familiale peuvent être intéressantes.



Grans de sau

  • Je débute par le Toulousain, par une citation, imprécise, que fait Achille Luchaire dans "Etudes sur les idiomes pyrénéens de la région française", l’ouvrage majeur des études gasconnes à mon sens.

    Luchaire cite un certain Ernest Roschach (1837-1909), de Toulouse, qui a écrit un livre intitulé "Foix et Comminges" :

    "On parle patois sur les deux rives de la Garonne, mais des différences caractéristiques distinguent le roman toulousain de la rive droite, où la source latine est demeurée plus pure sous la corruption de la langue vulgaire, du roman gascon de la rive gauche, dominateur incontesté des vallées de la Save, du Gers et de la Baïse, où les antiques idiomes de l’Aquitaine semblent avoir perpétué la rudesse de leur accent.

    Les ponts de brique et les ponts de fer qui rapprochent les deux rives, n’ont pu rien changer à cette diversité frappante, et les habitants des bords opposés, séparés seulement par quelques mètres d’eau courante, se reconnaissent dans les marchés aux premiers mots qu’ils prononcent.

    Les Gascons prononcent Pinsaguet le nom d’un petit village de la rive droite dont l’orthographe romane, Pinsaguel, s’est cependant conservée. Cette différence des dialectes est déjà sensible à Toulouse où le faubourg gascon de Saint-Cyprien parle une autre langue que la ville."

    On remarquera que le terme "languedocien" n’était pas fixé pour la langue romane de Toulouse, ce qui dénote la grande difficulté depuis toujours à trouver un nom à cette masse de dialectes entre gascon et provençal.

    L’auteur, qui devait parler le "roman" toulousain, donne quelques perceptions acoustiques : le parler gascon est rude. C’est une constante chez beaucoup de témoins. On reconnaît tout de suite le gascon sur les marchés. Il semble bien, par ailleurs, que le parler de Saint-Cyprien, face à Toulouse, était déjà marqué par le gascon.

    Roschach parle des "Gascons". Il s’oppose donc à une tradition, probablement ultérieure, qui a fait de Toulouse une ville où l’on parlait la "langue gasconne" (cf l’hymne de la ville "La Toulousaine"). Une fois de plus, le parasitage littéraire.

    NB : Le "roman gascon" déborde la Garonne au Sud de Toulouse, et l’englobe définitivement vers l’amont, la frontière entre gascon et toulousain se faisant un certain temps sur l’Ariège, puis sur les coteaux. Pinsaguel, à ce titre, à la confluence de la Garonne et de l’Ariège, est gascon.

  • Sur les Gabays, voir l’étude de Jadouin (sauf erreur) : un polycopié à reliure spirales à la bibliothèque de Mériadeck, même rayon que les dicos de gascon.
    Sur la Petite Gavacherie, voir le livre de Jacques Dubourg.
    Et ce site : http://cuncheull.free.fr/gavachantho.htm

  • Oui, le site que tu donnes en lien, Gaby, reprend le témoignage de Pierre Siré, ancien bâtonnier de Bordeaux, qui a écrit un beau livre "Le Fleuve impassible".

    Il était issu d’une famille "mixte" : côté paternel, des gens de Mirambeau (17) et côté maternel une grand-mère qui parlait le gascon. Je citerai les passages en question. Il a passé sa jeunesse sur l’Île Verte, dans l’estuaire de la Gironde.

    C’est un témoignage intéressant qui montre, encore au début du XXème siècle, le rejet des Gavaches. J’ajoute à ce témoignage, celui d’un ami dont le grand-père était de Saint-Ciers-sur-Gironde, qui voyait débarquer les Médoquins au marché et qui disait d’eux : "C’est une autre race que nous". Sur ce point, voir la discussion sur la chanson gavache des "Gascous gascounants" :

    "Gascous gascounants" : http://www.gasconha.com/spip.php?breve338

    Voici pour le témoignage connu de Pierre Siré :

    "Les enfants de l’île étaient peu nombreux. ( ) Je retrouvais pourtant, pendant les périodes non scolaires, quelques compagnons qui pratiquaient avec moi les jeux simples et passionnants que mes petits-enfants connaissent mal : les billes (nous disions « les marbres » et nous en faisions commerce, une « agathe » valant deux « marbres »), la berthole (deux bâtons inégaux, le plus grand servant au lancement du plus petit qu’il fallait, autant que possible, toucher plusieurs fois dans la même volée), les toupies (que nous appelions « cibots » et fabriquions nous-mêmes avec un morceau de bois taillé en poire et traversé d’un long clou). Toutefois les gamins de mon âge ne m’accueillaient pas dans leur cercle sans quelque réticence. Non parce que j’appartenais à un milieu un peu moins populaire, ce qui n’avait aucune importance à leurs yeux ni aux miens. Mais parce que, n’ayant pas leur accent d’oc, j’étais un « gavache » et un « ventre rouge ».

    Pour les gens de langue d’oc le pays de « Gabay » ou « gavacherie » est celui du parler d’oïl. Il y eut peut-être autrefois - les historiens en disputent - des transferts de populations de langue d’oïl en pays d’oc d’où seraient issues quelques enclaves. Dans nos villages, la frontière a été et demeure fixée, depuis des siècles, autour de Blaye. Cette frontière n’est pas seulement linguistique : elle sépare deux ethnies dont les mœurs respectives sont fortement typiques. Dans ma jeunesse, aux yeux de ceux qui parlaient d’oc, le « gavache » était, par définition, un être méprisable. Mon vieux Littré est tout à fait du même avis. ( )

    Il est en tout cas bien sûr qu’en pays d’oc l’accent d’oïl a toujours été mal aimé. En 1294, quand Philippe le Bel, par ruse féodale, réussit à occuper Blaye (pendant quelques mois) et Bordeaux (pendant neuf ans), l’un des prétextes invoqués fut que nos aïeux tuaient les gens ayant l’habitude de parler français. Pour faire bonne mesure, l’un de ces méchants, dont le ventre était sans doute très rouge, avait été coupé en quatre et ses morceaux jetés à la rivière. Point de remords, du côté des exécuteurs, car ils avaient conscience d’appartenir à une civilisation supérieure. Pour m’ôter d’un doute à ce sujet, les jeunes « îlois », parodiant l’accent d’oïl et me faisant les cornes, chantaient un refrain que je n’ai pas oublié :

    Les Saintonjheais, boun’jheant
    Y manjheant point d’anguilhes,
    Y manjheant d’la sarpant
    Rôti dessus la grilhe...

    C’est ainsi que, dans l’île de ma mère, j’ai fait la connaissance du racisme."

  • Vincent, tu as posé la question suivante : "Jusqu’où les gens en Agenais non-gascon disent-ils parler le "perigòrd" ?

    D’après la "Bibliographie des dictionnaires patois galloromans" (Walther von Wartburg, ‎Hans-Erich Keller, ‎Robert Geuljans - 1969), au chapitre Patois occitans proprement dits on peut lire à la page 36 le paragraphe suivant :

    3.2.11. Le Périgord est constitué linguistiquement par la partie sud du département de la Dordogne (régions de Bergerac et de Sarlat) et par le canton de Seyches dans le Lot-et-Garonne (point 636 de l’ALF).

    Comme je l’ai déjà indiqué, cela correspond à ce que j’ai pu entendre dans le passé par de vieux patoisants marmandais qui disaient que vers Seyches on parlait le "perigòrd".

    Tu poses aussi cette question : "Ce "perigòrd" correspond-il au seul domaine d’influence limousine de l’Agenais guyennais ? Ou est-il aussi la dénomination de la langue autochtone dans la vallée du Lot ? Comment se nommaient les diverses populations ?"

    Je n’ai aucune réponse satisfaisante à t’apporter. Je ne pense pas être totalement dans l’erreur si je dis que le terme de "patois" était, comme partout à l’époque, la dénomination de la langue autochtone dans la vallée du Lot. Par contre, je ne serais nullement surpris que les gens de cette région se soient considérés comme étant des "Gascons" à l’instar des Bergeracquois ou du moins de certains d’entre eux.

  • Je vis depuis 3 ans dans le département de l’Aude. J’y ai habité dans différents endroits.
    Pas en Gascogne, et effectivement on en est séparé soit par le Toulousain, soit par l’ancien Comté de Foix.
    Mais, entre autres observations que j’ai pu faire, il y a le salut :"Adiw !" comme à la maison... La première fois ça m’a presque étonné.
    Dispose-t-on (ou est-on en mesure de construire) une carte de l’usage de ce mot "iconique" ?

    Ils le disent dans le Razès (haute vallée de l’Aude et toute la partie qui jouxte l’Ariège). A Narbonne et Lézignan, non c’est "Adièw" que j’ai entendu. A Carcassonne je ne sais plus.

    Les Aragonais disent "Adios". Les Catalans "Adeu". Tous les Catalans ?
    Les basques utilisent "Adio" autant qu’"Agur". L’adio en question est prononcé AdIo, du moins en basque du Nord Est. Lien avec le gascon ?

    Remarque : "Adiw", même francisé en "adieu" pour dire autant bonjour qu’au revoir perturbe les "Français" d’autres régions, pour qui ce mot signifie une séparation définitive. Jusqu’où cet usage est-il répandu ?

  • http://www.octele.com/video-oc/reportage/ecomusee.html

    Du côté de l’Ariège (département), une interview en patois du maire d’Alzen. Je ne sais pas où les lingüistes classent son parler, mais à un gascon de montagne, il est quand même bien familier... Difficile d’imaginer le sentiment identitaire ancien vis-à-vis des gens du Foix ou du Comminges ou du Couserans. On le sait ?

  • Intéressante, cette vidéo (et très positive dans son contenu : bravo, le conseil municipal d’Alzen !).
    Quant à la langue, elle est étonnament à mi chemin du gascon et de l’occitan languedocien sud-occidental (comme dans toute la vallée du Serou, je crois) :
    on entend la méthatèse gasconne "cramba" (prononcer:crambo), "ua meison" (ue meyzoun), la transformation partielle du f en h ("cauhatge" mais aussi "caufatge" et "calfar" - les formes en f semblant donc légèrement dominantes).
    Mais par contre "caudiera" (et pas "caudèira", mais pas "caldiera" non plus ...) .

  • Entà plan conéisher los parlars coseranés, qu’es mè gascon que lengadocian totun. Qu’i a un futur lengadocian "que farem", lo "f" ("fèr"), mes aqueth "f" que’s pòt tornar trobar en parlars plan gascons com lo d’Èrce. Qu’es sustot que dit "al", au lòc de "ath". Que puiram arremarcar que dit "ath an 2000" (aj an 2000), e non pas "al an 2000" qu’i seré estat mè logic pusque dit "al" (belèu sonque davant ua consona ?).

  • Les habitants avaient la sensation de parler leur propre langue, distincte à la fois de celle de Foix et du Couserans, ce qui est propre à une micro-région soumise à de diverses influences. Je n’en sais pas plus que ce que j’ai pu lire, au hasard de lectures diverses dont je n’ai pas les références. Une enquête sur le terrain est peut-être encore possible.

    Historiquement, le Séronais appartient au diocèse de Saint-Lizier, mais les Comtes de Foix vont s’agrandir à l’Ouest et manger des paroisses couseranaises autour du Mas d’Azil et de La Bastide de Sérou. D’où le caractère mixte.

    Je conseille à tous l’achat, si cela est possible, du livre-référence de Pierre Bec : "Les Interférences linguistiques entre gascon et languedocien dans les parlers du Comminges et du Couserans". C’est de ce livre que je tire les cartes ci-après, un peu dures à lire, je le concède.

    - Carte phonétique :

    Alzen a les isoglosses gasconnes 4, 5, 7, 12 et 15, autrement dit :

    4 : [o] après nasale devient [u] (i.e. "ou")
    5 : -nd- intervocalique devient -n-
    7 : -ll latin final devient -t
    12 : -arium devient -è
    15 : conservation u groupe initial latin kw/gw

    - Carte morphologique :

    Alzen a les isoglosses gasconnes 7, 13, 14, 15bis, autrement dit :

    7 : préposition entà (et variantes)
    13 : énonciatif que
    14 : subjonctif dans les subordonnées temporelles futures
    15bis : possessif mèw

    Au final, nous avons donc une langue assez gasconne, phonétiquement, il manque deux traits décisifs : la palatisation de l et la mutation de f en h.

    L’absence de ces traits s’explique facilement par le jeu des interférences et une recherche toponymique sur la commune pourrait permettre de déceler des restes de ces phénomènes, supplantés par ceux du sud-languedocien fuxéen.

    Il semble logique dans tous les cas de postuler que la langue du Séronais a été languedocianisée, mais que le substrat est gascon, du fait de l’histoire ancienne de cette micro-région. Le toponyme Alzen, du reste, semble s’inscrire dans la liste des toponymes aquitaniques en -en.

  • Extrait de "Toponymie de Montauban" par Paul Burgan et André Lafon.

    Qu’apprend-on ? Que pour les Montalbanais, même jusqu’au XVIIème siècle, un quartier peuplé de personnes vraisemblablement d’origine gasconne, est habité par des "gavachs", des étrangers donc, alors même que la Gascogne n’est guère loin de Montauban et des rives du Tarn !

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  • Quand l’avocat Emmanuel Ratoin, né à Agen en 1862, maire de Roquefort d’Agen (en Brulhès je crois), prend un pseudonyme pour écrire ses vaudevilles (Le Tatoué, L’Enfant du Ministère, etc.), il choisit "Jean Gascogne".

    - http://appoline.pagesperso-orange.fr/Polin/ccbe3.html%20
    - http://appoline.pagesperso-orange.fr/Polin/Theatre6.html#pieces
    - https://criminocorpus.org/fr/bibliographie-histoire-justice/ouvrages/115973/

  • « La plaine de Garonne, autrefois frontière naturelle entre les gascons et les autres, entre l’évêché de Condom et l’évêché d’Agen »

    C’est sur une plaque explicative au Port Sainte Marie, donc sur la rive droite de Garonne.
    La vision de la frontière qui est donnée ici fait donc du Port Sainte Marie une ville frontalière, plutôt du côté "des autres" que du côté gascon*.
    Il est remarquable que "les autres" n’ont pas de nom : logiquement, ce serait ici "les guyennais", mais l’historien qui a rédigé ce texte n’a pas eu l’audace d’utiliser ce gentilé peu populaire (à tort).

    Nous savons (nous, les initiés !) que, selon le critère de la langue, la rive droite était ici gasconne au moins jusqu’au sommet de la première rangée de collines ; nous ne savons d’ailleurs pas trop pourquoi. Rive droite gasconne
    Mais grosso modo le rôle frontalier de la plaine de Garonne est réel.
    Double frontière, à cause de la bande de forêts qui bordait la plaine de Garonne rive gauche, forêts du Brulhois par exemple...

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