Notre région, c’est la Gascogne !


 
Navèth nom !

 

Berojas camisetas deu Biarn

miqueu arroseres

dimanche 1er septembre 2013

Adishatz mossurs e daumnas,
sur un des articles publiés par biarn toustem, on y voit un individu affublé d’une beroja camiseta avec écrit Béarnais oui...OCCITAN JAMAIS...
Moi je voulais juste préciser qu’il a oublié de marquer CON TOUJOURS !!!
En effet ce genre d’individu aujourd’hui en Béarn sont porteurs d’une propagande anti occitaniste primaire, ils en ont le droit par contre ils n’ont jamais rien fait pour la sauvegarde du gascon dont ils se font les ardents défenseurs, d’ailleurs je précise qu’ils sont béarnais avant d’être gascons car pour eux gascon et béarnais sont 2 langues différentes (Institut béarnais et gascon)... SHENS commentaris..
JE pense que je vais réveiller de leur torpeur certains vrais béarnais...


Pourquoi ce brulot de rentrée, Miquèu ? Ce serait plutôt le moment où il faut prendre la bonne résolution d’approfondir les choses plutôt que d’invectiver les personnes.
Donc, comprendre la motivation du "OCCITAN JAMAIS", comprendre pourquoi ils présentent le gascon et le béarnais comme deux langues distinctes... Et puis peut-être argumenter contre...
Tederic eth webmèste



Grans de sau

  • Et quond on voit le drapeau du Béarn avec les vaches crucifiées sur la croix de Toulouse qui défigurent la Mairie de Pau pendant Hestiv’oc c’est pas con et scandaleux ??? Ce n’est pas de la propagande primaire ??? Si les vaches puent qu’on les enlève complètement alors, mais j’oubliais qu’elles sont aussi occitanes et qu’elles meuglent en occitan, ou "occitan dans sa variété sous-dialectale béarnaise" ! On est bien obliger de les garder un peu...mais faut pas faire trop béarnais, c’est pas tendance, universel, durable, solidaire, alternatif, écologique ; c’est du repli sur soi, de la fermeture à l’autre, blablabla, etc... etc...!!!

  • Merci pour l’info. Elle est triple : 1) des Béarnais promeuvent le Béarn, 2) des Béarnais ne se veulent pas Occitans. 3) Ils l’affichent par des moyens plus modernes que le bulletin mensuel et plus directs que le site Internet.

    Qu’en dire sans reprendre une sempiternelle discussion ? On a lu récemment un Manifeste pour les langues béarnaise et gasconne, et un article dans l’Express, un journal dont nul n’ignore l’intérêt ardent qu’il porte à nos langues...
    La Lettre de l’IBG continue sur cette lancée et annonce un comité scientifique international, cependant que D. Grosclaude a été nommé dans un conseil des langues régionales lié à l’Etat, si je ne me trompe pas. Grandes manoeuvres ou quoi ?

    L’affichage de convictions béarnistes anti-occitanes est un retour de bâton fâcheux pour les occitanistes. Il ne fallait pas promouvoir l’appellation occitan de Béarn en éliminant pratiquement le gascon des références.
    Quant aux béarnistes supposés, ils ne se grandissent pas en se définissant contre.

    Le refus de certains est symptomatique des crispations engendrées d’abord par l’histoire de l’occitanisme en Béarn. La fabrication de l’Occitanie en Béarn ne fut-elle pas une sorte d’évangélisation ? : apprendre la langue et délivrer la bonne parole aux sauvages. un tour de passe-passe supposé sans douleur. Mais on propageait en même temps l’Occitanie. C’était il y a au moins cinquante ans, sinon soixante. Quel progrès !

    Pourtant, quelles que soient les responsabilités occitanes, cette exaspération d’un Béarn fantasmé, gommé et/ou récupéré à sa manière par la fumeuse Occitanie, n’est pas nette. On a le droit de refuser l’Occitanie et de contester la confiscation opérée par ses tenants sur tels ou tels secteurs de la vie publique. Mais le faire en mentant sur la langue n’est pas honnête.

    Nous savons par des études sérieuses et incontestées que le gascon est un domaine linguistique autonome, qu’on l’appelle langue ou dialecte (de l’Oc.). Les plus grands et désintéressés des chercheurs nous l’ont appris : Luchaire, Bourciez, Rohlfs, J. Allières, J. Séguy, X. Ravier, P. Bec, J. Lafitte...

    Toquade de sociolinguiste idéologue ou d’universitaire en mal de notoriété, on est en train d’inventer une "langue béarnaise".
    Ceux qui se livrent à cette entreprise ignorent-ils que le Béarn est coupé par des isoglosses dont la concordance ne se résout qu’au niveau gascon ? Confondent-ils habitudes graphiques et langue ? Prennent-ils leurs lecteurs pour des ignares ou des imbéciles, comme le font aussi bien les tenants de ’l’occitan langue unique’, au prix de quelques démonstrations vicieuses vendues comme de la "science" ? Bientôt on nous vendra une "langue de Eth".

    Est-ce pour faire un "coup" linguistique et entendre parler de Soi ? "C’est mon os !"
    A moins qu’il ne s’agisse de contrer des tendances politiques que l’on n’aime pas (et qui vous le rendent) et qui porteraient atteinte à ’la République une et indivisible’ ?
    Que de raisonnements tordus !

    A moins que ces petites grandes manoeuvres ne cachent une crise d’égos et le sentiment qu’on n’a pas de prise sur l’évolution sociale et humaine ? Il faut bien se raccrocher à quelque chose.

    Est-ce rendre service aux jeunes qui porteront cette camiseta ? L’image leur donne du positif, mais le slogan les enferme dans du négatif. Pas généreux.
    Mais il faut analyser les raisons de ce refus et en tirer les conséquences : la Gascogne reste le seul terme fédérateur et mobilisateur. Mais il semble que certains, et de tous les bords, n’en veulent pas.

    Observons, un peu déconcertés devant tant de subit intérêt pour la moitié orientale des ex-Basses-Pyrénées. Gardons-nous des attaques de personnes. Il y a tant à faire en dehors.

    L’escoubet passera pour tout le monde.

  • Quio, aqui que l’abem !

    Des universitaires qui sont, on nous en assure, brillants et compétents et tout et tout, vont maintenant occuper leurs loisirs à inventer une langue, soutenus par des milieux aux motivations pas nettes.
    On avait déjà l’"occitan langue unique", on aura "le béarnais langue en soi".

    Mei e soun, mei arridé.

    Après avoir passé toute une vie à décrire, analyser, disséquer les langues des autres et la leur du point de vue de Sirius, les voilà pris d’un prurit inédit : créer enfin quelque chose, faire du concret, eux qui ne laisseront pas même un arbre dans un jardin.
    Le rêve de tout scientifique : donner son nom à une planète stérile, à un insecte infime fût-il mouche à merde, à une combinaison chimique, à un bacille bien féroce...

    maladum dut-il crevare

    Rappelant la situation de la langue et des usagers, et s’accordant en cela à M. Grosclaude et tant d’autres, J. Lafitte parlait de "béarnais âme du gascon". Le voilà maintenant trahi par des ouvriers de la onzième heure, comme aussi bien sont trahis les béarnistes sincères et les occitanistes sans ornières (les deux existent, il serait temps qu’ils se réveillent !).

  • "Toquade de sociolinguiste idéologue ou d’universitaire en mal de notoriété, on est en train d’inventer une "langue béarnaise". "
    Lol ! Com at disen los joens...
    Que soi regent en classa bilingua. Quan los mens eslhèves a qui ensenhi "l’occitan" e tornan parlar en familha dab los pairans, los pairbons e las mairbonas que’us entenen parlar biarnés. E quan uns uans e vienen devisar dab jo, n’an pas l’impression de m’entener parlar ua auta lenga que la loa. Tot aquò entà díser qu’aquesta istuèra de lenga de substitucion qu’ei ua teoria complotista...
    E tu que vòs deféner la toa lenga, comença dejà per l’emplegar sus aqueth siti (quina que sia la grafia, que me’n foti) au lòc de franchimandejar.

    @Casa :
    La crotz occitana qu’ei un simbèu exotic. E la cigala de "L’Escole Gastoû Febus", èra biarnesa ? E lo "Jan Petit" de la cançon que canten a noste, d’on ei ?

  • Pour Itrobat :
    "Franchimandejar" : On écrit pour être compris, et dans la langue qu’on maîtrise le mieux, on ne fait pas “comme” si pour jouer à ce qu’on n’est pas, d’accord ? On peut apprendre bien sûr, mais il faut écrire comme cela vient, ne pas écorcher la langue, que ce ne soit pas une interro de grammaire toutes les trois lignes. Tout le monde n’a pas trouvé des circonstances favorables, et les réflexes de propriété linguistique ne suppriment pas les problèmes, ils les masquent. Ils ne sont pas des arguments.
    Il y a aussi des romanistes qui ne pratiquent pas l’occitan et qui sont plus experts que nous...

    De plus, on ne peut réserver ce site, ni le thème de "la langue" à des groupes de Saberuts, un club. D’autant que le français est maintenant la langue de la société du "Midi".

    Enfin, parler, lire, écrire, enseigner, le béarnais, le gascon, l’occitan, la latin, l’aragonais, etc., n’a jamais empêché de raconter des bêtises. Si l’usage de la langue impliquait l’infaillibilité, ça se saurait.

    Je me suis exprimé de façon peut-être un peu véhéments, oui, au risque de ne pas être compris. Je précise alors :

    Ai-je écrit que les enseignants n’avaient pas un rôle éminent à jouer, ai-je attaqué l’ouverture d’écoles, de sections bilingues, de cours pour tous ? J’ai plutôt l’impression de l’inverse !
    Rien donc la langue enseignée, que tu défends, puisque les parents de tes élèves reconnaissent leur parler et que la transmission peut se faire. Bravo !
    Ce n’était pas la question soulevée.

    Mais je pense que Miqueu Arroseres a raison de critiquer la réduction des parlers de Béarn à une "langue béarnaise" qui, du point de vue de la langue même, n’existe pas. Pour enfoncer une porte ouverte (pas tant que ça), "béarnais" est le nom qu’on donne en Béarn aux parlers gascons occitans, et c’est la seule acception valable de "langue béarnaise".
    Et je rappelais quelques noms d’anciens qui ont beaucoup fait pour la connaissance de la dialectologie.
    Ce qui est contestable c’est que des "scientifiques" quels qu’ils soient inventent aujourd’hui une "langue béarnaise" unique et distincte. C’est incompréhensible.

    La désignation des langues n’est pas neutre, le glissement du topique "béarnais " au générique ne clarifiera pas la question pour ceux qui ne comprennent pas la situation et ses arrière-plans (comme moi sans doute).

  • Un mot a sauté.
    Rectification :
    Rien donc contre la langue enseignée, que tu défends

    Autrement ça n’avait pas de sens !

  • E i poderé aver quauqu’un tà m’assabentar sus la diferencia enter l’IBG et Biarn Toustém ?
    Per çò qu’ei podut véder los sòcis de l’un que s’arretròban sovent dens l’auta associacion...

  • "Un Gascon, faut pas lui en conter.
    Ce n’est pas un sot, vous savez
    Il en a des idées,
    Plus que vous ne croyez.
    Alors pour les garder,
    Il coiffe son béret.
    Il n’a qu’à le soulever,
    Elles accourent par milliers."
    Eliette DUPOUY




Un gran de sau ?

modération a priori

Contributions et grans de sau sont soumis à validation des webmèstes.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document