Notre région, c’est la Gascogne !


Croix occitane, drapeau à la Dame...

La Cloqua

samedi 23 février 2013

Bonjour,

Cette question du drapeau comme symbole de notre région me rend assez perplexe..
Autant la croix dite "occitane" ne représente en rien la Gascogne mais uniquement le comté de Toulouse originel et désormais la région française Midi-Pyrénées, autant le drapeau "à la Dame" me paraît incongru ; sa symbolique est un peu tirée par les cheveux je trouve..
Pourquoi diable aller chercher une figure préhistorique ? En quoi représente-elle une culture qui a fleuri des dizaines de milliers d’années plus tard ? Le SPQR romain y serait plus légitime à mon avis..
J’ai conscience qu’il a été élaboré par ce site et j’admets que la tentative de fédérer "lo nòstre païs" est légitime et bien fondée mais je doute également que ce nouveau symbole ne fasse l’unanimité.
Il ne sera jamais aussi "design" que la croix toulousaine ou que le ikurriña basque ni aussi légitime qu’un drapeau breton ou corse.

Il me paraît illusoire et futile de représenter par un drapeau la Gascogne qui, à ma connaissance, n’a jamais réellement été une entité politique sinon un espace géographique, linguistique et culturel..
C’est déjà beaucoup, certes, et il faut se battre pour préserver tout ça mais mieux vaut, à mon humble avis, se concentrer sur la promotion de la langue et de nos richesses culturelles qui, elles, ont passé les siècles mieux qu’un bout de tissu héraldique (ou que cet infâme visage qu’on dirait tout droit sorti d’un album à colorier).

Bref, je ne veux pas me faire plus virulent que je ne suis car j’aime beaucoup ce site et l’esprit qui l’anime.

Pour revenir à cette fameuse croix "occitane", que même mon traître de père béarnais porte en sautoir (quina vergonha !) le problème doit justement résider dans ce fait : on peut le porter en bijou, affirmer et montrer ainsi que "Vé ! Je suis du Sud-Ouest", chose impensable (ou carrément de mauvais goût) avec une paire de vaches, une gerbe de blé.
Le lion héraldique d’Armagnac pourrait faire l’affaire à la limite mais trop commun.. on pourrait vous confondre avec un Flamand voyez-vous.
C’est l’unicité et donc l’originalité, couplée à la joliesse du symbole qui fait sa force et son attrait, au-delà de toute cohérence historique ou culturelle.

Une chose est sûre, le besoin est là. Combien de gens veulent apprendre l’occitan et se contentent de porter son supposé symbole ?

Merci de m’avoir lu. ;)



Grans de sau

  • Rechercher la représentation d’une appartenance, quelle qu’elle soit, est un exercice difficile car, ce faisant,on cristallise une réalité complexe sur quelques empreintes sensibles : une image,un drapeau, des notes de musique,etc... il y a une part d’arbitraire et on supprime, de ce fait, d’autres représentations sensibles possibles.
    Surtout dans le cas de la Gascogne, réalité politique pendant à peine 2 ou 3 siècles avant 1052 et qui se cacactérise par une langue (avec toutes les questions possibles autour de ce mot), une réalité qui s’exprime par des mots, aussi vite éteints que prononcés...
    Ce qui m’amène -et je ne suis pas le seul- à prôner une diversité de symbôles, de banières, etc.... toutes représentatives de "quelque chose" de la Gascogne.
    Vous en trouverez des échos dans pas mal d’endroits de ce site ("baneras" en particulier) ; la "dauna" n’est sûrement pas la seule possible (ni d’ailleurs ma préférée pour les mêmes raisons que vous) mais c’en est une : celle d’une certaine perennité à travers les vicissitudes des siècles, ce que nous souhaitons pour la Gascogne.

    Quant à se concentrer uniquement sur la langue (bien malade !) et les aspects culturels, c’est un peu resrictif :la Gascogne s’incarne aussi autrement.

  • Je pense qu’effectivement il faut quelque chose de représentatif de la Gascogne ;
    et pour moi ce drapeau, projet déjà effectif, est assez bien trouvé.

    - D’abord les couleurs, puis les triangles : Rouge et Blanc, triangle sobres et représentatifs, traits noirs simples.
    Quant à la Dauna, vraiment elle me plaît bien, d’abord comme le dit Monsieur Saint-Gaudens par le fait qu’elle témoigne d’une certaine pérennité, indépendamment d’une fixation à tel ou tel siècle, ou à tel ou tel Etat ou pouvoir politique qui ont été établis à travers les siècles, et qui n’étaient pas les mêmes sur tout le triangle gascon. Par exemple sous les Plantagenêts : les Poitevins, le Comte de Toulouse, le Roi de Navarre, sans oublier les Capétiens étaient suzerains en guerre de parties diverses de la Gascogne triangulaire dans laquelle, si je comprends bien, nous nous reconnaissons.

    - Ensuite ce qui me plaît c’est que c’est un signe non religieux, qui ne présume pas d’une foi ; non que cela me gène, mais si c’est un signe moderne il ne peut se référer à une religion précise. Le Lauburu basque est conjointement une croix catholique mais aussi un signe "préhistorique", solaire et il n’a pas finalement de trop grande référence si catholique que cela ...
    C’est bien que notre drapeau se marque ainsi "laïquement" et aussi par cette vielle figure totèmique, emblématiquement.

    - Troisièmement, je trouve que le dépouillement, certes schématique dans son graphisme, est plutôt moderne : pas de gerbes de blé et de vachettes qui peuvent être vues comme un passéisme folklorique, mais un trait qui fait penser à ces silhouettes style "fil de fer’ qu’on utilise sur les ordinateurs en 3D (désolée, je ne sais comment cela se nomme). Bref, c’est bien de notre temps.

    - Quatrièmement, j’apprécie que cela ne soit pas un symbole guerrier, type tête de Maure Corse ou épées, mais une femme. Dans nos contrées où les femmes devenaient daune à condition d’aînesse, et à notre époque où la femme est égale des hommes une représentation féminine est une très heureuse et bienvenue trouvaille.

    Bref,messieurs et chers amis gasconautes, je l’aime bien ce drapeau. la question est celle de sa diffusion, de sa propagation et là c’est une autre affaire...

  • Je partage complètement l’avis de Dominique, largement celui de Gerard, et moins celui de "la Cloqua" :

    - Si, la Gascogne a besoin d’un drapeau, parce qu’il lui faut une identité graphique pour affirmer son identité tout court !
    Le Pays basque, la Bretagne, la Corse... se sont donnés cette identité graphique alors qu’ils n’étaient pas non plus des "entités politiques" reconnues, et ça les aide à le devenir peu à peu, ça les rend plus forts pour défendre ce qui leur est propre.

    - Le drapeau de la Daune ne fait pas l’unanimité, mais les drapeaux basque, breton ou corse n’ont pas non plus fait l’unanimité dès leur création.
    Et parmi les propositions de drapeau gascon, c’est celle qui plait le plus, d’après mes observations.

    - Comme le dit Gérard, il y a forcément de l’arbitraire quand on choisit un emblème pour représenter un peuple ou une région.
    Les drapeaux basque (créé au 19e siècle en s’inspirant de l’Union Jack), breton (créé vers 1923 sur le modèle du drapeau des USA, et combinant un symbole ancien mais contesté, les mouchetures d’hermine, avec des bandes noires représentant les pays bretons), corse (tête de maure dont on ne sait toujours pas bien pourquoi elle a été choisie ni ce qu’elle représentait à l’origine) sont peut-être plus arbitraires, et à mon avis moins riches de sens, que le drapeau de la Daune.

    - La Dame de Brassempouy a été surnommée "la Dame au capulet"... Je regrette que ce "chafre" soit désormais moins utilisé, mais il montre que nous ne sommes pas les premiers à "broder" sur cette figurine préhistorique pour évoquer la Gascogne !

    - Et bien d’autres raisons que j’ai exposées ailleurs, ou pas encore (le trencat* de la Dauna me rend intarissable !)...

    - Mais bien sûr, le débat et la créativité doivent continuer à s’exercer, et la Gascogne peut avoir, comme l’écrit Gerard, une palette de quelques symboles.
    Je pense pourtant que le drapeau doit être unique, à terme.

    * trencat (tranché) : terme signifiant la coupure du drapeau en diagonale (parce que s’il y a la Daune, figure féminine du genre humain, il y a aussi la représentation du triangle gascon Mar-Garona-Montanha ou "triangle MGM". L’humain, le terrain... c’est bien simple, il y a presque tout dans ce drapeau !-))

  • Vous trouverez sur le site tous les arguments du débat, et de longues discussions contradictoires, et même des synthèses.
    Pour moi, jai évolué sur ces sujets : plus ouvert aux avis des autres, et heureux au fond de voir qu’on se préoccupe de cette question.

    Je tends à penser que la croix rayonnante (image du foyer, du "larèr") fait un signe très acceptable et un pendant à la croix de Toulouse et au Lauburu. Je pense aussi que la Daune peut être un symbole fort (mais pas sur un drapeau). Comme je préfère le sautoir blanc sur rouge au "Trencat", je considère le premier comme le drapeau de la nation gasconne, le second comme un emblème du mouvement de renaissance gascon.

    L’essentiel du débat est dispersé sur ce site (sauf la référence précise au sautoir, encore inconnue, sans doute le XVIIIe s., encore faudrait-il que quelqu’un cherche).

    De toute façon, affichons les couleurs !

  • A propos de la réflexion de Dominique sur le caractère "laique" de la Daune, je crois utile de lui rappeler que nous n’en connaissons pas la signification et qu’il n’est justement pas exclu du tout qu’elle ait été conçue comme un signe parfaitement religieux (totémique en effet, ce qui est la même chose), c a d qui relie les hommes au monde de l’au -delà, à leurs ancêtres (éventuellement intercesseurs), et finalement entre eux, bref tout ce qu’il y a de plus religieux.
    Sans pour autant exiger de nous aujourd’hui une "foi" quelconque dans la force de sa puissance spirituelle.
    Et du même coup on peut identiquement en dire autant des nombreux drapeaux européens frappés d’une croix (ils sont d’ailleurs souvent insignes de pays protestants et pas particulièrement connus pour leurs majorités ferventes !).
    Bref, pour un emblême ou drapeau national (ou régional,comme on voudra) la question n’est donc pas dans son caractère plus ou moins "laïque" mais bien dans la continuité de la reconnaissance colllective.
    Et là,il faut bien reconnaitre que nous n’en avons pas ou plus qui corresponde au signalement !
    Tout au plus, peut-être... la croix des Mousquetaires qui nous est bien connue par nos lectures enfantines ou adolescentes, les enseignes d’Intermarché dans nos campagnes (rien de spécifiquement gascon, d’ailleurs) et nos marques d’Armagnac ! C’est toujours quelque chose !

  • Laïque ou pas, la Daune ?
    Peut-être que quand elle a été sculptée il y a 25000 ans, "la Daune" était un symbole religieux. On devine que ces sociétés préhistoriques étaient imprégnées de croyances, et l’existence d’un art laïque n’y est pas certaine.
    Mais quand tout est religieux, rien ne l’est !-)

    Ce qui importe, quand nous mettons "la Daune" sur un drapeau gascon, c’est son pouvoir évocateur, sa faculté d’entrainement pour la Gascogne d’aujourd’hui et de demain.
    Nous sommes dans le domaine du symbole et du rêve, et l’anachronisme est acceptable s’il fait sens.

    Je ne dirai peut-être pas que "La Daune" est un symbole laïque, mais qu’elle peut symboliser ce qu’on appelle aujourd’hui "la société civile", à la différence, par exemple de D’Artagnan ou Henri IV qui ont parfois été proposés, eux aussi, pour représenter la Gascogne, et qui furent des figures guerrières ou politiques.

    "La Daune", c’était le pendant ou l’équivalent du "Meste" dans la Gascogne traditionnelle, c’était la maîtresse de la maison gasconne, et même vasconne, cette maison ("capcasau" en Chalosse) qui s’ornait parfois d’un pin franc, qui était une unité de base de la vie économique et sociale, coeur d’un domaine qu’on voulait préserver à travers les siècles, au prix même d’un partage injuste pour les cadets.
    Il y a des toponymes "Ladaune" ou "Ladonne" qui l’attestent (notamment en Bordelais* ou en Queyran) ; un roman régionaliste de Serge Barranx s’appelle "La Daüne"...

    "La Daune", de nos jours, ce peut-être la courageuse héritière qui veut continuer un domaine viticole bordelais, à qui "Sud-Ouest" consacre un article, ou qui reprend l’élevage de brebis de ses grands parents en montagne...
    Mais ce peut être toute "maîtresse femme" qui construit son existence en autonomie et avec l’idée de perpétuer une maison.
    Et, renversement impensable jadis, on peut inviter les hommes à suivre ce modèle féminin !-)
    C’est un symbole fort, aimable.
    Il faut le promouvoir en même temps que "la borde vasconne", qui peut redevenir un lieu de vie fondamental avec la relocalisation de l’agriculture et le développement du télétravail.

    * A Pessac, le quartier de "Ladonne" a inspiré les fondateurs de la Calandreta de la Dauna.

  • Chers amis, je m’étais immiscée dans ce débat en y mettant un grain de sel, juste pour donner mon avis de béotienne, bien loin de vos connaissances à tous du phénomène, de l’histoire et de la langue de notre Gascogne.
    Moi qui ne suis qu’un amateur mais qui lis très régulièrement tout ce qui est écrit ici, je voulais juste vous faire part d’une réaction spontanée au billet de la Cloqua.
    J’avais mis des guillemets à "laïquement", parce que je n’étais pas totalement contente du mot que j’utilisais, mais Tederic a bien développé ce que je voulais dire.
    Je crois qu’au 21ème siècle une Gascogne dans l’espace français et européen aurait du mal en créant un nouveau symbole, puisqu’il s’agit de cela et non d’une reprise, à se référer à un symbole "directement" religieux, au sens des religions instituées.
    Mais je suis d’accord avec Gérard S-G , il y a nécessairement quelque chose dans un emblème qui sort du "profane", l’"excède", il faut quelque chose de "sacré" (et j’y mets des guillemets), c’est pourquoi l’indécision sur la figure de la Daune : portrait de la copine du sculpteur, déesse mère, étoile de la mer ... toutes hypothèses que l’on peut faire, est en fait un avantage pour en faire un Totem (j’avais choisi le mot en connaissance de cause, pour avoir pas mal lu et travaillé sur cela dans ma vie professionnelle), un emblème, un totem relie, il représente, mais aussi il masque, derrière le totem se cache la déité que l’on honore.

    C’est pourquoi je trouvais que la Daune pouvait bien jouer ce rôle emblématique : à la fois claire et objet bien défini, une petite sculpture et aussi référence mystérieuse indéterminée.

    Ce n’est pas par obscurantisme anti-clérical que je disais que je l’aimais bien comme "laïque", notre daune, car je ne verrais aucun inconvénient à mettre une croix sur un drapeau Gascon si une telle croix nous était parvenue par "continuité" (mais laquelle ? ni la croix d’Oc, ni la huguenotte, qui est presque la même, une croix basque transformée puisque nous aussi nous avons des stèles discoïdales à symboles solaires ?) ; mais justement, si j’ai bien suivi la démarche de la recherche d’un drapeau proposée ici, c’est qu’il faut faire du nouveau, car les banères qui nous sont parvenues ne représentent ni l’espace gascon dans sa totalité géographique, ni la centralité d’une histoire spécifique.

    C’est pourquoi en réponse à La Cloqua qui, si j’interprète bien ce qu’il écrit, dit d’une part que chercher un drapeau c’est un projet farfelu, et que la Daune est une figure "préhistorique", bref un bout d’os sculpté ringard et uniquement cela, et qu’en outre elle est d’un graphisme pataud, moi, je lui ai trouvé des qualités à cette banère, que Tédéric a bien su dire et en ce dernier billet et dans le précédent quand il parlait des "triangles".

    Mais évidemment "fabriquer" un symbole, pouvoir l’explorer et en trouver des sens multiples ce n’est pas exactement la même chose que la projection et la reconnaissance que nous devons pouvoir porter sur ce symbole, et là justement il y a un travail à faire pour permettre cette "réactualisation" du produit nouveau.

  • Oui, c’est juste, la Dauna, qui est un objet unique, peut fournir un totem, bien qu’il n’y ait pas eu de Gascons à son époque...

    Il reste à fonder una association : Biarn Totem.

  • Je pense que la figure de la Daune n’a pas sa place sur un drapeau bien construit mais qu’on ne doit pas l’exclure du logiciel gascon ou néo-gascon. Cumulons nos emblèmes mais distinguons les emplois.

    Ce qui est aujourd’hui innovation sera demain tradition... si nous le voulons.
    Cf. Voyez sur Internet et ici même ce que fait Boyvil avec nos motifs gascons.

    N-B. : La notion de ’laïcité’ est extrêmement récente. Avec la Daune nous sommes... au Paléolithique. (Voyez pour la périodisation le livre de E. Anati ’L’odyssée des premiers Européens’, traduit chez Fayard en 2007, qui est une bonne fenêtre sur ces âges anciens et leurs dessins et figures.)

    C’est vraiment une très mauvaisee idée d’avoir renoncé à promouvoir la croix rayonnante (dont le rapport avec les Mousquetaires est aujourd’hui bien distendu), alors que c’est le meilleur pendant possible à la croix de St Gilles toulousaine, au lauburu basque, au S. Jordi catalan, à la croix fichée d’Aragon : cette croix complète parfaitement la série.

    La croix est en Europe d’un usage bien plus ancien que le christianisme.
    Elle foisonne dans l’art dès l’Age du bronze ancien, et plus tôt même en relation avec les directions de l’espace. C’est précisément cette constance sur la longue durée qui permet à chacun d’y reconnaître sa dilection particulière (ou de ne juger qu’esthétiquement).
    Nous n’avons d’ailleurs aucune raison de renoncer au contenu chrétien et médiéval de nos emblèmes, qui est une part de notre capital.
    Le fameux sautoir est à la fois une représentation cosmologique et la croix de St André : ce n’est pas incompatible, c’est cumulatif.
    Je ne crois pas que l’Ecossais de base se pose trop de questions sur l’origine et les interprétations variées du drapeau qu’il va brandir dans les stades de rugby.
    Il s’y reconnaît pleinement, surtout quand il n’est plus à jeûn. D’où des faces de supporters peintes de bleu et marquées d’un sautoir blanc. C’est peut-être primaire, mais c’est efficace. A vos crayons rouges et blancs, selon la formule les enfants vont a-do-rer !

    Peut-être faudrait-il regrouper toutes les contributions du site sur ces questions dans une rubrique qui servirait de base de données. Ca ferait un dossier assez volumineux.




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